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 dusk till dawn (beast)

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MessageSujet: dusk till dawn (beast)   Mar 11 Sep - 14:19


dusk till dawn
ft. @beast matthews
"as long as we’re in your bed at the end of it"
La musique assourdissante résonne dans tes oreilles en stéréo semblant abrutir tes autres sens. Les corps se collent à ta peau comme la fine pellicule de sueur s’accumulant sur tes membres. La chaleur de la pièce bondée te fait perdre la notion du temps et écourte ton souffle au point de t’étouffer avec la buée ambiante. Une odeur de transpiration, fumée et d’alcool assaille ton nez et recouvre ta bouche d’un goût amer à chaque bouffée d’air que tu respires difficilement. Tu délasses ton corps au rythme effréné du son dans tes tympans. Des mouvements souples et sensuels qui te demandent peu de clarté d’esprit alors que tes pensées sont ailleurs. Tes yeux restent fermés pour éviter l'attaque de la couleur changeante des lumières tamisées, mais si brutales sur tes rétines. Tu suffoques et pourtant, tu n’as aucune intention de quitter la piste de danse. Tu t'approches d'une amie pour un collé serré presque sexuel. Tu as besoin de contact humain, de chaleur, de soutiens. Ton vendredi a été terrible. Tu as vu ta mère pour son anniversaire et comme à ton habitude, tu as fait bonne figure. Un sourire large sur ton visage et un cadeau emballé à la main quand tu t’es présentée sur le pas de sa porte le matin pour passer la journée avec elle. Tu essayes de créer de nouvelles traditions avec les êtres qui partagent ton sang bien qu’ils ne semblent pas se préoccuper autant que toi de vos liens communs. Apparemment, elle avait déjà des projets pour la journée avec ses amis, enfin, c’est ce que son toy boy du moment t’avait annoncé en essayant de te draguer subtilement ou plutôt en insistant très lourdement que tu attendes en sa compagnie que ta mère ne rentre de sa séance au spa et qu’il pouvait te "divertir" pendant ce temps. Rien de mieux que ça pour commencer ton vendredi. Tu as décliné sa proposition en gardant un sourire poli figé sur tes lèvres avant de revenir chez elle plusieurs heures plus tard pour un dîner qui s’est révélé être une expérience si superficielle que ça en était douloureux. Rien de mieux que de comprendre au fil des années que tu n’as aucun point commun avec ta mère et qu’elle ne faisait aucun effort pour avoir ne serait-ce qu’un semblant de relation aimante avec sa fille. Et puis ce matin, samedi, tu apprends qu’un de tes patients vient de mourir. Une attaque cardiaque à 17 ans. Rien de plus inattendue alors qu’il semblait en rémission. Un autre choc à ajouter à la pile de merde qui écrase tes épaules. Alors tu as décidé que tu avais besoin d’une pause, au moins le temps d’un soir, avec quelques amies. Vous êtes rentrées dans la boîte la plus proche pour que tu puisses te bourrer la gueule et oublier qui tu es et ce qui pèse sur toi le temps d’une nuit. Évader tes pensées en épuisant l’énergie de ton corps. Assommer ton cerveau en l’imbibant d’alcool et perdre tes inhibitions et tes bonnes intentions pour quelques heures. Être égoïste pour une fois dans ta vie. Après plusieurs années de bonté et de faux sourire, de faux-semblants et de mensonges pour éviter de faire souffrir d’autres que toi, c’est le moins que tu mérites. Un moment de paix loin de cette vie qui t’accable et loin de la toile de femme parfaite que tu as tissée de tes propres mains et des bons sentiments qui t’éloignent de ce que tu veux réellement et de la personne que tu devrais être si ce n’était pour ce besoin compulsif et maladif de faire plaisir. Alors tu bouges ton corps sur cette piste de danse au milieu d’anonymes qui ne peuvent juger tes actions et tu t’étouffes sur les relents de l’odeur ambiante. D’ailleurs, il est temps pour toi de diluer ton sang avec de l’alcool et alors que tu t’installes au bar, un verre de vodka tonic à la main, tu sens les poils de ton échine se hérisser et un regard insistant brûler ta nuque. Tu avales une longue gorge de ta boisson, intoxiquant ton esprit avant de te tourner pour faire face aux yeux qui te mitraillent. Des prunelles familières, un visage magnifique, dur et des tatouages dont tu as envie de connaître le goût. C’est luiC'est Basil

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MessageSujet: Re: dusk till dawn (beast)   Jeu 13 Sep - 22:38


ft. @bella callahan
"my tongue, let the gods know,
it didn’t burn when we kissed.
and they knew we kissed like the world was crumbling at our feet, and they scowled at the blasphemy between our teeth."

Entre l’ombre et la nuit plus sombre encore, les hommes s’abandonnent aux pêchés, là où rampent les démons qui se taisent durant le jour. Beast est une des rares créatures dans ce parterre d’hypocrites qui ne se débat pas avec le monstre qui vit en dedans. Beast ne fait qu’un avec les ténèbres, ne craint pas d’être si terriblement vivant qu’il en devient inhumain. Il se tient parmi le monde, immortel, quand il rit c’est un tigre et il prend chaque mensonge pour une insulte, la prétention pour un affront, il se régale des mauvais pas, ça le console d’avoir à vivre avec les siens. La nuit est son terrain de jeu favori, il y a quelque chose de malsain sous les lumières artificielles, un besoin de se laisser aller qui transcende les règles si aveuglement suivies durant le jour. Le goût salé de la sueur sur les lèvres, le souffle court, il s’accoude au comptoir, saluant le barman d’un signe de main. Sans un mot, juste d’un sourire, il échange son habituel bourbon contre un billet. Ses pupilles parcourent la multitude qui s’essouffle, ombre mouvante sous les stroboscopes. Un torrent de flames dans la foule monochrome saisit son attention. L’ambre liquide au bord des lèvres, Beast a cessé de respirer, pendant une seconde d’éternité. Sous la peau scintillante la perfection se fissure, ébrouée par les effluves d’alcool. La figure divine ne se confond pas avec les corps informes, elle rayonne, impossible beauté, libre des restrictions qu’elle même s’est toujours imposée. Triste vie que celle de Juliette pense-t’il, condamnée à vivre aux dépends d’une famille qui n’est pas la sienne, parasite magnifique accroché aux sentiments de son frère. Pourtant, à et instant, il la voit enfin comme tant d’autres le voient, impossible et lointaine image de ce que les dieux ont créé de plus pur. Un être défait des chaînes de sa condition terrestre. Combien de temps il reste à la regarder, des minutes ou des heures, il n’en sait rien, il a perdu la notion de ce temps si précieux, hypnotisé par cette facette inédite de la rousse. Lorsqu’elle s’éloigne du dancefloor, il la suit, sans raison, alors que son instinct lui hurle d’oublier, de disparaître, son instinct a reniflé l’humour noir du destin, son instinct sait que s’approcher d’elle n’est pas la bonne chose à faire. Mais Beast n’a jamais eu que faire de la bonne chose à faire, seulement de ce que Beast veut. Son regard caresse sa nuque, à l’endroit où ses doigts n’osent se poser. Futile humanité. Il veut posséder l’interdit, déesse intouchable, trop pure même dans sa débauche, et si vulnérable pourtant. Elle se retourne, son visage porcelaine enivré par l’alcool, la moiteur et les tremblements. - I’m glad to see you can actually take that stick off your ass. Les mots roulent sur sa langue, secs, cruels. Il la trouve superbe, là, au fond de ses pensées, il ne la jamais trouvée plus belle qu'en cet instant. En cet instant qu'importe la haine, qu'importe les secrets qu'il se cache. Son unique mensonge, celui qu'il se raconte, les choses dont il se persuade. Juliette est une vermine, collante et coincée. Juliette est entêtante, intrigante et merveilleuse. Juliette, c'est la fille de son frère.

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MessageSujet: Re: dusk till dawn (beast)   Mer 19 Sep - 19:18


dusk till dawn
ft. @beast matthews
"they say that good boys go to heaven but bad boys bring heaven to you."
Une autre gorgée qui te laisse un goût amer sur les lèvres. Des goutte d'un liquide enivrants pour humidifier ta bouche sèche. Tu n'arrives pas à le quitter des yeux. Il est si proche de toi. Plus proche qu'il ne l'a jamais été. La musique assourdissante écorche toujours tes tympans et pourtant, c'est comme si en le voyant, tu avais fait abstraction de toutes les autres distractions dans la pièce. Figure magnifique. Divine présence captivant ton être depuis la première fois que tu l'as aperçue. Ce soir, il ressemble à Thanatos. Dieu de la mort. Entièrement de noir vêtu, corps recouvert d'encre spiralée qui te fascine. Prunelles perçantes qui te brûlent l'épiderme. Regard qui te chamboule au plus profond de ton âme. Tu peux pratiquement goûter son odeur sur ta langue. Effluve corsé enivrant tes sens, te laissant pantoise. Et une unique voix, éphémère, brouillée qui s'entête à crier qu'il est beaucoup trop près. Assez près pour que ses lèvres boudeuses effleurent l'arc de ton oreille et que sa voix rocailleuse ne te nargue d'une pique qui finit de t'enflammer. "I’m glad to see you can actually take that stick off your ass." Tu déglutis lentement alors qu'il se recule, un sourire mesquin dessiné sur ses traits. Tu continues à le fixer. Tu es en état de choc. Un cœur qui se débat dans ta poitrine, galopant à une vitesse qui t'assourdit presque dans son désir de rejoindre les mains rugueuses de l'homme qui ne quitte pas ton champ de vision. Ta respiration est brusque, douloureuse, plus vive que lorsque tu te déhanchais sur la piste de danse. Ton esprit voilé tant par l'alcool et par sa présence a tiré la sonnette d'alarme. Basil Matthews se tient devant toiIl est venu vers toiLuiIl a fait le premier pas vers toiIl te regarde toi. À ouvert un début de conversation avec toi. Il doit bien y avoir des dizaines de filles le mangeant du regard à cet instant et pourtant ses prunelles claires sont fixées sur toi comme s'il te voyait enfin. Te découvrait pour la première fois. Un rire râpeux trouve son chemin hors de tes lèvres alors que tu penches ta tête en arrière pour accuser la réaction surprenante de ton corps. C'est qu'il a vraiment choisi la soirée pour te trouver digne d'un regard. Il a fallu que tu te brises sous ses yeux, que tu déchaînes tes frustrations à la vue de tous. Il a fallu que tu déchires cette toile, carcan d'une perfection superficielle qui te moule comme une seconde peau. Il a fallu que tu détruises tes inhibitions et lui montre ton véritable visage pour attirer son attention. S'en est presque ironique. Il a fallu qu'il te voit, toi, Juliette, seule, au bord de l'implosion, inachevée, pleine d'imperfections. 
Les yeux brillants de larmes de frustration et de soulagement tu finis ton verre et le pose délicatement sur le comptoir du bar. Tu as eu une journée éprouvante, une année décevante, et une vie futur si prévisible défile sous tes yeux. Une vie ennuyante. Un maigre repas pour ton âme. Une vie que fuit ton coeur. Un futur que tu décides de foutre en l'air au moins le temps d'une nuit. Cette nuit. Elle est pour toi. Alors, autant en profiter au maximum. Tu avances d'un pas chancelant, mais assuré vers ton fantasme de toujours et te lèves sur la pointe des pieds pour enfin répondre à ses mots qui sonnent toujours si juste qu'ils en sont blessants. Cicatrices accumulées sur ton cœur dont il est responsable. Ce que tu t'es assuré qu'il ignore. Après tout, s'il est le roi de la franchise alors tu portes la couronne du mensonge. Tu poses ta main contre sa nuque t'en servant pour garder ton équilibre précaire alors que tes lèvres frôlent à ton tour son oreille et que tu chuchotes d'une voix rendue rauque par le désir qui te dévore toujours en sa présence. "Well, I like to wake up sore from time to time. It feels so good throughout the day. You're the only one knowing what was in you the night before. Your own dirty little secret." Tu flirtes avec lui, déposant ton autre main contre son torse. Tes mouvements son lents, l'alcool à fait bien des dégâts sur ta coordination, mais tu arrives tout de même à rester collée contre l'homme que tu considères comme tiens, le respirant à plein poumons et profitant de ta situation. Gravant chaque instant au fer rouge pour qu'au petit matin venu tu n'oublies rien de la scène qui se déroule sous tes yeux.

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MessageSujet: Re: dusk till dawn (beast)   Mar 2 Oct - 20:52


ft. @bella callahan
"my tongue, let the gods know,
it didn’t burn when we kissed.
and they knew we kissed like the world was crumbling at our feet, and they scowled at the blasphemy between our teeth."


Et le monde autour n’est qu’un lointain écho.
Beast n’entend que le rythme entêtant des bases résonner à l’intérieur de son crâne, ou peut-être que c’est son palpitant, qui écrase sa terrible vérité contre les parois de son âme à grands coups de battements effrénés. Quand on se ment à soi-même, certaines sensations sont truquées, la tête est l’ennemie du cœur, la passion se débat entre les griffes féroces de la raison, là, au creux de la poitrine, et ça devient dur de respirer mais Beast blâme le monde et une claustrophobie qui ne l’a jusque là jamais dérangé. Beast, malgré ses manières d’être le roi de la franchise, il a ses émotions les plus fortes enchaînées, tues, dans des profondeurs où lui-même refuse de plonger. Y a des années de haine, de batailles, de réalités tronquées, à franchir avant de comprendre la vérité de ce sentiment qu’il a dans le ventre alors que, les yeux brillants, la voix écorchée par l’alcool, Juliette s’adresse à lui avec une audace et une force qu’il ne lui connaît pas. Il ricane, il y a quelque chose de terriblement vrai, de terriblement triste, dans les mots qu’elle murmure contre sa peau. Les mains brisées, l’aiguille qui perce son épiderme, d’encre ou d’héroïne, les gueules de bois, rire à en pleurer, la douleur juste avant l’extase. - Being sore is the price of truly living, Juliette. Et son nom sur ses lèvres comme un poison. Et ses doigts sur sa peau comme un choc, frisson terrifiant qui coule le long du dos, glacial, bouillant, incroyable. Il déglutit, pris de court par la surprise. Il ferme les paupières. - Secrets are poisonous. They eat at your soul.
Le monde autour n’est qu’un lointain écho. Ses mains se posent sur les hanches de la femme qu’il redécouvre sous les éclats de porcelaine, soutenant son équilibre précaire. Il l’entraîne, la belle, cette inconnue au visage si familier, au milieu de la foule, cachés à la vue de tous, il fait valser son corps si frêle. Il n’y a qu’elle et lui, jeunes divinités qui oublient leurs rôles respectifs sur le ridicule échiquier de la vie. Dans la proximité des instants volés, Beast oublie un peu qu’elle est la Juliette de Beauty. - If you ever listen to one thing I say, listen to this: being true to who you really are is the only way to live a life without regrets. And you, you’ve got regrets dripping off your shoulders. Les mots sont terribles, ils sonnent comme un conseil mais sont juste l’infâme conclusion d’une décennie à l’observer se détruire pour des autres qui s’en foutent. Il l’attire contre lui dans une ultime étreinte, dessinant dans sa mémoire le faciès de la rousse, si libre et si vivante, magnifique inspiration, brouillon d’une peinture dont il travaille déjà les détails.
That’s a Juliette I could like. pense-t-il.
Et le monde autour n’est qu’un lointain écho.

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MessageSujet: Re: dusk till dawn (beast)   Dim 14 Oct - 15:22


dusk till dawn
ft. @beast matthews
"they say that good boys go to heaven but bad boys bring heaven to you."
Tu laisses Basil t'entraîner dans une danse qui te fait perdre toute notion du temps et de l'espace. Tu es dans le moment présent, entourée de ses bras, respirant son odeur, un mélange qui étourdit le peu de conscience qui te reste. Tu te sens si bien là, contre son torse, le visage au creux de son cou. Tu renais petit à petit, tu laisses ta vraie personnalité briller. L'alcool a fait des ravages sur ton précieux contrôle. À présent, tu réponds à tes instincts les plus primaires. Ceux qui te poussent vers l'homme qui se surnomme lui-même Beast. Tu fermes les yeux. Tu as la peau moite, tu respires difficilement, la chaleur de la pièce, l'adrénaline qui court dans tes veines, l'alcool qui semble avoir remplacé ton sang, tout t'asphyxie. Tu as besoin d'air. Tu as besoin d'être dehors au risque de finir par vomir ou pire tomber dans les pommes. Tu t'arraches au corps de Basil brusquement, te ruant vers la sortie la plus proche. Tu écartes les barrières de chairs qui se déchaînes sur la piste de danse avec tes coudes. Tes bras sont de plus en plus faible et tu titubes enfin vers l'air frais. Tu t'adosses contre le mur, derrière la boîte de nuit et le visage levé vers le ciel, tu respires profondément. Tu essayes de calmer tes membres tremblants. Ton cœur bas si vite qu'il résonne dans tes oreilles. Tu es au bord de la crise de panique. Tu glisses lentement sur le sol, t'asseyant par terre, le dos et la tête toujours posés contre le mur. Tes pensées sont chaotiques et tu dois faire le vide. Tu as assez vécu pour une nuit. Bon sang, tu viens littéralement de flirter avec le jumeau de ton petit ami. Et rien que d'y penser ta respiration s'accélère de nouveau. Non. Non. Il faut que tu te vides l'esprit. Faire le blanc pour essayer de voir plus clair dans la situation et dans tes pensées tellement emmêlées que tu ne sais plus ce qui est juste. Basil est l'homme de ta vie. C'est un fait, un désir qui te tiraille depuis si longtemps. Basil est aussi la personne qui te déteste le plus au monde. C'est aussi un fait, une entaille qui parcourt ton coeur et qui ne cicatrisera sans doute jamais totalement. Logiquement, Basil est la dernière personne sur terre qui devrait te prendre dans ses bras et flirter avec toi. Et toi, tu ne devrais pas le toucher. Tu ne devrais pas le regarder. Tu ne devrais pas avoir envie de lui sauter dessus et encore moins le faire devant des inconnus. Pourtant, c'est ce qui vient de se passer. Tu as besoin de partir. Tu as besoin de dessaouler avant de le revoir sinon tu sais très bien que tu ne tiendras pas à tes résolutions. Tu te relèves, des frissons parcourant ton corps mouillé de sueur. Le froid de la nuit semble s'être abattue si brusquement sur toi et t'avoir apporté assez de clarté et de force pour que tu mettes une distance raisonnable entre toi et l'homme qui est l'objet de tes rêves chaque nuit. Tu passes une main dans tes cheveux, respires un bon coup et sort le portable de ton soutien-gorge. Il est temps d'appeler un Uber. Mais bien évidemment, la batterie est morte. Ton portable, reste éteint, inutile dans ta main. Tu as perdu la trace de tes amies, et même dans ton état d'ébriété, tu sais que trouver une aiguille dans une botte de foin sera plus simple que de les retrouver elles. Tu souffles et parcours les options qu'il te reste. Faire le chemin à pied, en pleine nuit, sur plusieurs kilomètres semble plus prudent que de retourner dans la boîte pour demander à Basil de te ramener chez toi. Tu jettes un dernier coup d'œil à la porte avant de partir. Et ton corps se gèle soudainement en croisant un regard que tu ne connais que trop bien. Tu étais tellement prise dans ta névrose que tu as totalement raté le fait que Basil était à deux pas de toi, appuyé contre le chambranle de la porte. Tu clignes rapidement les yeux pour faire face à ses prunelles qui te déstabilisent et lui demande, dans un souffle. " Could you give me a ride home, please Basil, I really need to go home before I do something that I'll regret tomorrow. "

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MessageSujet: Re: dusk till dawn (beast)   Jeu 25 Oct - 21:29


ft. @bella callahan
"my tongue, let the gods know,
it didn’t burn when we kissed.
and they knew we kissed like the world was crumbling at our feet, and they scowled at the blasphemy between our teeth."

And the clock strikes midnight. Qu’il se murmure avec ironie. Immobile dans la tumulte des corps qui se défoulent autour de lui, il observe la jeune femme s’éloigner et se débattre, plus avec ses démons qu’avec la foule. Un rictus tire le bord de ses lèvres en un sourire empreint de pitié. Perdue. Juliette est perdue. Au-delà de ses pupilles, là où réside cet étrange filtre qui tronque sa vision du monde, la transforme en peinture avant que ses mains la transmette sur le papier, Basil voit sa figure frêle menacée par un monstre de doutes et de regrets, par l’ombre d’une vie gâchée, marquée dans la chair par une humanité cruelle. Son canevas est sombre, mais il y dessine un peu d’espoir, l’étincelle de ce qu’il a vu dans son regard alors qu’elle virevoltait, à fleur de peau, comme si demain n’existait pas. Avant que Juliette ne lui échappe complètement — dans un éclair de conscience — il se dit que s’il la laisse partir dans cet état et que quelque chose devait lui arriver, Beauty ne le laisserait jamais en paix. Et ça, il se dit elle n’en vaut pas la peine, alors il se décide à la suivre jusqu’à l’extérieur du club.
Assise sur le sol humide, divinité déchue, fracassée au niveau du sol par des réalités qui l’étouffent. Basil la regarde, impassible. Elle est misérable sur ce parterre de bitume, corps minuscule face à l’immensité de la nuit qui la domine comme une gueule béante. It almost looked like you were alive back there. Et il jette du sel sur la plaie, monstre d’arrogance et de méchanceté, être infâme qui s’est décidé à la haïr, parce qu’elle est si belle, parce qu’elle pourrait être libre, parce qu’elle appartient à son frère, intouchable poupée de porcelaine qui use ses poignets avec ses propres chaînes. Il la déteste parce qu’elle l’intrigue, parce qu’il ne comprend pas qu’on puisse s’asphyxier pour le bonheur des autres, pour rien en retour. You’re a poor excuse of a human being Callahan. Il s’approche d’elle, la domine d’une bonne tête, brise la distance qu’elle s’est évertuée à mettre en eux. Son visage est attaqué par la fatigue, l’alcool et un désespoir qui le saisit aux tripes. Il n’y a plus rien de cette fureur de vivre aperçu juste quelques minutes plus tôt. Come on, I’ll take you home. If I leave you here alone, I’ll never hear the end of it.
Sans même s’assurer qu’elle le suive, Basil craque une allumette et le bout de sa lucky devient un phare pâle dans la nuit noire qui mène au parking. Il s’installe derrière le volant. Ain’t no way you’re not paying me for that ride. I’m not in the business of doing favours to the likes of you. Et il tourne la radio à fond, un vieux rock band suédois qu’il a écouté mille fois. 'Cos they've forgotten how to play, oh, maybe they're afraid to feel ashamed, to seem strange, to seem insane Et sa voiture file dans l’heure dans la plus sombre, dans l’instant où tous les bruits du monde se taisent et seule la musique perce les ténèbres. Le vent glacial et l’odeur de cigarette envahissent l’habitacle et Beast tape des doigts sur le cuir, ses billes d’acier concentrées sur la route. Les quelques vingts minutes de route lui paraissent une éternité. Son regard se balade sur les jambes nues de Juliette et il détourne son attention aussitôt que son subconscient menace de lui révéler ses terribles secrets. Il gare sa camaro dans l’allée. There you are. lâche-t-il avant d’ouvrir la portière. Il s’adosse contre la carrosserie, une énième cigarette entre les dents. Il la regarde s’extirper de son siège, titubante, éreintée.   You’ve torn your dress. Remarque-t-il, le ton plus doux, pas agréable non plus mais partial, au moins, sans pique de cruauté. Juste une observation, un œil pour le détail ou une révélation qu’il a passé plus de temps à la regarder qu’il ne voudrait l’admettre.

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