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 Culmination (pour Lupa)

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MessageSujet: Culmination (pour Lupa)   Sam 6 Oct - 21:00

Il faisait chaud. Bien trop chaud pour être là, les mains dans les carcasses de ses engins rouillés jusqu'à leurs os de ferrailles endolories. Les doigts trempés de cambouis à force d'avoir toucher les organes de ces machines endormies. Et son front, maculé de sueur, venant à s'essuyer de temps à autre du dos de sa main intacte, puis tavelé d'une encre noire, sirupeuse, quelques secondes plus tard. Ce tee-shirt qu'il venait à enlever d'un geste las, tant le sel de sa peau venait à imprégner, imbiber le tissus de sa moiteur incandescente. Et il était là, jonglant entre ses clefs, tous ces outils qu'il pouvait avoir à portée de main. Puiser dans le fond de ses forces face à cette chaleur insoutenable plombant son esprit en proie à une fièvre délirante. Comme un boulet trop lourd à ses chevilles, qu'il venait à faire racler contre le sol à chacun de ses pas chargés de plombs. Le corps lourd, si lourd, qu'il venait finalement à reposer l'une des clefs à molettes sur l'un des plans de travail en bois. Et la gorge sèche, si brûlante, âpre, qu'il ne parvenait même plus à ressentir ses cordes vocales. Chaque souffle semblait être le dernier dans une longue agonie qui venait à faire se remuer ses doigts dans ses poches. Là, au contact de ce paquet ardent dont il vint à faire pointer une cibiche pernicieuse entre ses lèvres. La chaleur étouffante de la flamme de son zippo venant à mordre son pouce et une bouffée âcre de fumée se déversant hors de ses lippes avides. Assoiffé. Et le silence d'une après-midi sereine, à passer ses mains le long de ses courbes mécaniques, à venir les essuyer sur ce tee-shirt élimé, qu'il venait finalement à lâcher nonchalamment sur son épaule. À pendre, comme un drapeau blanc se gorgeant de la suie de ses serpents d'encres. Coulant sur son derme fondant sous la brûlure de l'astre archaïque sur sa nuque. Aucune trace d'Aedan et de Cillian, aujourd'hui. Il aurait pu en jurer, harceler leurs numéros à coups d'appels et de sms pour leur dire de venir le rejoindre. Mais il avait en lui cet ego, cette fierté si écrasante, qu'il ne voulait pour rien au monde venir à déranger ses loups. Et puis, sans les jacassements incessants des uns et des autres, son esprit était bien plus reposé qu'à l'accoutumé. Seulement à faire quelques enjambées, sous une étoile semblant être sur le point d'imploser, rejoindre le bar à quelques dizaines de pas, juste en face du garage. Là où les vétérans venait à noyer le chagrin, la nostalgie de leurs anciennes années devant quelques verres ambrés de whisky. En parlant tout bas, de leurs voix âpres, rongées par le tabac et l'alcool, certains s'endormant sur leurs chaises, assommés par la lourdeur étouffante de quelques rayons trop chatoyants. Leurs cuirs délaissés sur leurs dos larges, voûtés, par le poids du temps implacable. Et Wade, à venir donner un coup de coude à Fury, tout en se servant une bière fraîche dont il venait à porter le goulot de verre à ses lippes. Partir s'installer là, sur l'un de ces bancs vides au devant de la terrasse découverte, donnant une vue imprenable sur le parking à peine remplis de quelques voitures. Puis comme un mirage dansant sur le bitume, un voile de brume extirpé à la prise des bras ensoleillés de l'empyrée. Des jambes élancées, une lourde crinière noire, une mine aux traits renfrognées et entre ses mains fuselées, le guidon d'une moto inerte. Qui comme sa propriétaire, semblait à bout de souffle. Un large sourire vint à maculer ses lèvres, tandis qu'il se relevait, délaissant sa bière au profit d'une vue bien plus alléchante. « Sacrée bécane. » Un sifflement d'admiration en lorgnant l'engin, ses mains encrées revenant à se mouver à la barrière de ses lippes pour en souffler un nuage toxique dont venait à se gorger ses poumons. « B'soin d'un coup d'main ? »


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MessageSujet: Re: Culmination (pour Lupa)   Dim 7 Oct - 14:33






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Qu’elle ne baigne dans les sentiers dangereux la ravageant d’adrénaline. Drogue facile. Drogue factice et au combien encore empoissonnées, la vitesse et l’adrénaline, ce poison dont elle s’était enlacée, en fin de compte. Ses lèvres se pincèrent tandis que le temps et le vent vinrent ravager ses cheveux bruns aux mèches d’ambre, que quelques fils se perdirent autour de la nuque fragile, se nourrissant de sa peau sans jamais, au combien jamais la marquer. Et les quelques pans de ses vêtements lui semblèrent étrangers, ils lui collaient trop peu à la peau, il la rendait trop libre pour qu’il n’en résulte quelque chose de bon. Elle avait besoin d’être contenue, muselée, contrainte, attachée à ce mode de vie harassant. Besoin dévorant de cette stabilité qu’elle n’aurait jamais, qui lui avait été échue de trop nombreuses années en arrière, alors qu’elle n’était qu’un de ses gosses attendant la protection de quelqu’un qui ne viendrait pas la sauver. Oh, ses phalanges s’étaient amourachées d’un semblant d’équilibre jadis, il lui avait filé entre les doigts comme tout le reste, la laissant âpre, désarmée, amère au possible. Oui. C’était l’amertume qu’elle ressentait en permanence contre le palais, sous la langue. C’était également elle que la louve avait espéré effacer en partant loin dans les territoires de l’Oregon, l’annihiler pour de bon, mettre de la morphine sur la plaie jusqu’à ce qu’elle ne la ressente plus. Elle courrait contre le temps Lupa, contre le monde, fuyant l’espace d’un instant toute responsabilités, toutes contraintes. Elle s’acharnait à uniquement tendre les bras alors que son bolide roulait le long des rues quelques fois désertes et inanimées d’autres mouvementés et presque irréalistes. Et le danger guettait à chaque virage trop rapide et serré, à chaque accélération poussée, le palpitant ne faiblissait pas, il se raffermissait avec des frontières en acier. Elle vivait pour le danger. Précaire et sauvage bête, l’absence de sa meute lui avait fait pousser des ailes qu’elle ne tarderait pas à brûler, encore et encore. Indéfiniment.

Pourtant, sous la courbe de son bassin gracile, contre le moteur vrombissant de bonheur, se meurt quelque chose. Elle sent son engin faiblir, cracher de la fumée, assoiffé de vie mais intoxiqué comme ayant mêlé une dangereuse à ses lèvres avant de n’en recracher le brouillard grisâtre. Lupa mêle ses mains près de son objet d'attachement, le tapote doucement, tentant une nouvelle fois de faire revivre sa bête. Maddy. Maddox. Son plus ancien véhicule. Et bien qu’elle ne connaisse le réel sens de l’amour maternel, elle en ressentait un certain attachement à cette ferraille. Elle était symbole de véritable liberté acquise et osée, le temps d’un jour elle vivait et c’était amplement mieux que de survivre. La carrosserie dérapant légèrement tandis que ses roues cessèrent leur acquisition du terrain, la norvégienne gronde, descendant de son bien, le tirant avec elle de nombreux mètres avec la seule force de ses bras. La chaleur bouillante fit fondre sa peau, la transformant en éclat de perles salées transparentes, lui extirpant soupirs lourds, le regard papillonnant en direction de la route qui lui restait encore à parcourir. Il était hors de question qu’elle ne reste là, trop ambitieuse, avide, insatisfaite. La louve planta ses crocs sur sa lèvre tendre, tirant l’engin un pas de plus, le pas de trop avant que ses bras n’en tremblent. Que ses doigts plongés près de l'huile de moteur et de la suie ne se teignent de l'obscurité la plus totale. « Eh merde. » Ses doigts plongent dans la mer brune, crinière de louve, elle affiche le faciès affligé, contrarié au possible, il ne suffisait d’un regard pour distinguer qu’en tout instant la tempête battrait de ses ailes. « Sacrée bécane. » Elle tourne la tête, la forêt brune habitant les contours de l’iris se fit plus féline. « Capricieuse. »  Elle complète, finissant par lui faire face, à lui et à cette voix qu’elle méconnaissait. Ses deux perles restent fixées sur son visage, la fumée de la dangereuse qu’il maintenait entre deux doigts encrées s’immisçant entre eux. Oh. Elle n’en avait plus mêlé à ses lèvres depuis si longtemps. Une éternité y paraissait. « B'soin d'un coup d'main ? »

La méfiance dans les veines su se faire discrète cette fois-ci, elle était d’une humeur tolérable la louve, alors elle s’attarda juste à passer ses mains tachées d’huile contre sa chemise, sous son blouson. Une main passante attrapa une de ses mèches brunes, la cachant derrière son oreille. « Je veux bien, je crois qu’elle ne veut plus que je la touche... Merci. » Léger sourire sur les lippes, elle parut soulagée par la proposition, lui tournant le dos uniquement pour attraper ses affaires sur le derrière. Elle les reposa sans trop de mal sur le sol, à côté d’elle, malgré le poids proche de quelques briques rassemblées. Ses gestes furent souples, légers lorsqu’elle caressait l’arrière de son bien, effleurant quelques marques anciennes. L’ambre de ses pupilles s’agrippa à son large sac, elle en ressortit une bière, puis deux, marque Norvégienne, nostalgie de son pays natal. L’encre autour de ses phalanges marqua la surface encore glacée, si plaisante sous cette canicule. Elle lui en tendit une, yeux dans les siens, réflexe majeur pour sa méfiance toujours présente. « Ce n’est pas grand chose, mais t’en trouveras pas au bar. » En quelques gestes, sa crinière sombre fut rattrapée en une queue de cheval, pendue contre sa nuque, libérant son cou déjà trop captif de cette chaleur vicieuse. Puis ambitieuse, Lupa se rapprocha légèrement, levant la tête pour faire face à cet homme qui faisait aisément plus d'une dizaine de centimètres de plus qu'elle, elle prit entre ses doigts sa cigarette, reculant de quelques pas. « So, que faisons-nous ? » Ses dois déjà entachés aspiraient eux aussi à sauver cette bécane et elle, oh elle ne fuyait jamais devant ce genre de tâche malgré son allure fragile.   


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MessageSujet: Re: Culmination (pour Lupa)   Dim 7 Oct - 16:04

Capricieuse, qu'elle lui avait dit. Avec sa mine renfrognée, mais néanmoins, déterminée. Les tâches maculant ses longues mains fuselées, semblable à des tatouages permanents, dont la suie pluvieuse venait à se repaître du derme de sa peau pâle, marmoréenne. Un accent dans la voix, aux sonorités lointaines, hivernales, comme un blizzard se frayant un passage à travers la canicule de cette journée ensoleillée. Le gel qui fond, se craque, là où apparaissent quelques fêlures opportunistes et se fait ronger par une chaleur trop étouffante. « L'meilleures sont toujours comme ça. » Caractérielle. Bornée. Indomptable. Seulement apte à braver le bitume de jour comme de nuit, à avaler les kilomètres en ronronnant, avide d'asphalte et d'obscurité à dévorer de leurs phares semblables à des gueules béantes de lumière. Le gouffre d'un précipice enflammé, là où la lave d'un volcan en fusion venait à faire glisser ses bras de magma pâteux. Et lorsqu'elle venait à se tourner, ses mains inquisitrices à la recherche d'une bière tiède aux inscriptions étrangères qu'elle déposa bientôt entre ses mains tatouées. Il la fit tourner entre ses doigts recouverts d'encres, tentant d'en déchiffrer la langue, les signes lui paraissant si lointain et à la fois si proches. Le verre bien loin d'être aussi froid que s'il avait été sortis soudainement d'une antre gelée, mais en coulait ces quelques perles tièdes, moites, venant à retomber contre sa paume humide. « Ça m'dit rien. » À peine avait-il eut le temps de tirer une bouffée de fumée, qu'une paire de doigts étranger venait à se bercer près du galbe de ses lippes pour en extirper la cibiche pernicieuse. Pris de cours. Sur le fait. Et l'océan de ses prunelles à se perdre dans ses lagons verdâtres, aux embruns humides et à la rosée fraîche. Un fleuve furieux s'écoulant entre des plaines d'émeraudes dont les soupirs éreintés venait à s'arracher à même la mère nature. L'un de ses crocs avides effleurèrent ses lèvres alors qu'il l'a dévorait du regard. Sans gêne. Sans honte. Franc et honnête avec lui même en toute circonstance. « Entreprenante, hein ? Ça m'plaît. » Tels des loups qui se croisent à la frontière de leurs terres sauvages, enchantées par quelconques déités farouches, il s'abreuvait de l'interdit de ses lisières érigées, toujours prêt à les rompre à chaque instant, chaque secondes. Puis il rompit le contact, les mains nichées dans les poches de son jean élimé, où venait à pendre une petite chaînette. Sa tête donnant un coup dans le vide en direction d'une large pancarte de rouge et de blanc. « J'sais pas si vous avez vu l'panneau, mais on est fermé aujourd'hui. » Il s'occupait seul des réparations, barbouillant ses mains dans le cambouis, comme un gosse se serait amuser à tâcher ses vêtements en plongeant à pieds joins dans une marre de boue. Seul avec ce soleil bien trop élevé, trop fort, qui venait à recouvrir sa peau d'une fine pellicule de perles salées. « Mais vu qu'j'me suis levé du bon pied. » Il s'approcha à nouveau d'elle, penchant légèrement sa tête en sa direction pour lui reprendre la cibiche venimeuse dont il vint à faire se gorger ses poumons de la fumée âpre, avant de la lui rendre à nouveau. « J'dit pas non à une bière, une bécane et une paire d'longues jambes. » Un léger rire vint à franchir la barrière de ses lippes et il jeta un coup d’œil à la bécane dont la carcasse métallique vint bientôt à rouler contre ses larges mains tavelés d'une encre noirâtre. « J'vais l'emmener au garage. P't'être qu'en l'a cajolant un peu elle s'décidera à r'démarrer d'nouveau. » Il coinça sa bière sous la ceinture de son jean, puis vint à attraper le guidon. Se mettant à la faire rouler par la seule force de ses bras sur le bitume brûlant. « Vous êtes du coin ? Parce qu'avec vot' accent, j'sais pas. »


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MessageSujet: Re: Culmination (pour Lupa)   Dim 14 Oct - 17:30






THEY SMELL OF FIRE AND GASOLINE

À la croisée des regards ils s’apprivoisèrent, tendant presque le museau vers l’air incolore, transpirant pourtant les effluves des moteurs et leur sang d’encre. Elle resta silencieuse, espérant saisir autre chose que des mots, une intention, une manière d’être. Les contacts sociaux étaient un jeu dans lequel elle se plaisait beaucoup, elle aimait cerner l’autre par ses manies, par le non verbal et les simples regards. Et ces deux perles du brun le plus clair des bois demeurèrent encore sur ce faciès dont elle méconnaissait les traits, qu’elle observait avec ce mélange de curiosité et audace. « L'meilleures sont toujours comme ça. » Sourire arraché de sur ses lippes, léger, presque imperceptible, non feins devant cette vérité accablante. Il avait raison. C’était bien car leurs caractères étaient trempés que ces mêmes vivaient si intensément, la corrélation n’avait plus besoin d’être mentionnée, elle était évidente. Et suave telle de la soie, les tissus les plus tendre de l'enfance, le miel le plus doux, elle prit parole en un rire, pour la première fois depuis le début de leur approche la louve parût laisser de côté méfiance et égide, pour ne s'armer que d'espièglerie. « Les mauvaises herbes durent plus longtemps, c’est ce qu’on dit, n’est-ce pas ? » Question rhétorique, elle ouvrait déjà sa bière avec cet éclat dans le regard, l’œil aguerri observant en coin son intérêt pour cette boisson aux inscriptions étrangères. Et sulfureuse, elle ne se contenta que de lui offrir un regard indescriptible, en réponse à ses dires, le sourire au coin des lippes, les mots absents car non nécessaires. « J'sais pas si vous avez vu l'panneau, mais on est fermé aujourd'hui. » Il pointa du front la porte verrouillée, la faisant légèrement grimacer, pencher le coin de sa tête vers la gauche comme pour mieux apprécier ces chaînes indiquant que son parcours avait peut-être été vain. Toutefois elle n’en sembla pas réellement agacée ou encore maussade au contraire, elle attendait quelque chose, comme si cette phrase n’avait été que le prélude d’une suite en deux parties.

Et elle vint comme cet élan de vent que l’on voyait de loin secourir les arbres, que l’on attendait avec cette impatience enfantine et presque désespérée. Oh. Il acceptait de prendre en charge sa précieuse, la silhouette se mouvant sous le soleil de plomb, délaissant sur sa peau un éclat brillant humide qui s’était sans aucun doute également épris de son propre épiderme. A son approche, elle leva la tête, fière, l’air sauvage aux prunelles de terre. La cigarette volée lui fut rendue, elle en effleura le dos et tapota afin que les cendres se perdent contre le sol et sous ses chaussures. Finalement, elle ne traîna que le temps nécessaire pour récupérer ses biens, la silhouette semblant frêle près de la sienne, elle suivit ses pas de l’autre côté de Maddy. Seigneur ce qu’elle pouvait être folle de cette bagnole. « J'dit pas non à une bière, une bécane et une paire d'longues jambes. » Elle ricana, plongeant ses mains dans les minuscules poches de son short décoloré, frappant de la pointe de sa botte quelques cailloux solitaires collés contre le bitume. Elle murmura, le regard en coin, sa bière venant rejoindre ses lèvres. La fraîcheur était étourdissante. « Et je suis l’entreprenante ? Je pense qu’elle préfère les mains masculines dans tous les cas, tu auras plus de chance que moi, je l’espère. » Elle ne se voyait pas repartir dans le vent sans elle, à vrai dire, sa liberté rimait avec le chemin parcouru de ses roues caoutchouteuses. « Je suis Norvégienne, c’est de là que vient mon accent, charmant n’est-ce pas ? » Joueuse espiègle, habile de ses mots lorsqu’elle en éprouvait le désir et pourtant, elle se montrait sous un autre jour, tirant sur la large porte grinçante afin de le permettre d’entrer. Sa main lui fit signe, elle lui ouvrait les portes de son paradis. « Après toi. » Elle le suit de près, pénétrant dans le garage, frissonnant en sentant les odeurs caractéristiques de l’endroit. Un paradis à ses yeux, elle adorait bidouiller, traîner ses phalanges graciles contre les carcasses de véhicules. La louve tend ses pattes, s’étirant de plus belle, inspirant à grands poumons tandis qu’elle roule sur le côté pour le regarder. « Tu bosses seul ici ? Ça doit être agréable, j’adorais faire ça à une époque. C’est calme quand il n’y a pas grand monde hein ? J’postulerai un jour qui sait ... » Cette idée qu’elle ne pourrait jamais accomplir, elle avait son travail dans la peau, au point d’en faire des insomnies. Son index tapota contre la cigarette presque éteinte, dont les quelques flammes jaillissaient à peine, elle se rapprocha pour la porter sur ses lèvres inconnues, comme on poserait une sucette sur les lippes de son enfant. « Je crois que c’est à toi, mais je vais l’éteindre, enflammes pas Maddy d’acc ? » Taquine, elle s’assit juste à côté de la moto, sur le sol, étrangement à l’aise dans ce milieu. Ses paumes coulant le long du sol frais, elle recula légèrement pour mieux le regarder, trouvant une grosse caisse à outils un peu plus loin. Elle la rapprocha et farfouilla uniquement du regard, curieuse, intéressée. En tendant le bras, elle chassa les débris de sa dangereuse, presque jouant avec le feu du pouce, elle ne s’attarda que le temps de percevoir les cendres voleter jusqu’au sol et par la suite, elle pris la grosse caisse à outil et la fit glisser pour la poser entre ses jambes. « T’as pas vraiment d’accent par contre, tu viens de la ville ? À vrai dire, la seule chose que je peux dire de toi c’est que tu as l’air de beaucoup aimer les motos. » L’éclat de ces yeux parlaient plus que les simples mots, c’était cela qu’elle aimait voir.  


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