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 et si les hommes se tirent dessus ; alice

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Portland Babes
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MessageSujet: et si les hommes se tirent dessus ; alice   Lun 15 Oct - 11:00


@Alice O'Toole

il est droit anil.

comme les chênes robustes que les rafales ne sauraient faire plier.
mais il est fébrile quand ses semelles foulent les trottoirs mouchetés, quand son palpitant lui court la cage thoracique en sursauts incontrôlables. la chair de ses paumes se déchirent frénétiquement l’une contre l’autre. l’air est lourd. les bouffées ardentes, flammes imperceptibles, lui lèchent furieusement le visage qui rougit sous les caresses volcaniques. mais il est beau dans son costard un poil trop petit, la démarche agressive, les traits du visages fermés, il est impressionnant l’arbre aux airs inébranlables dissimulé sous son feuillage comme simple artifice. la carcasse tremblante, le tronc creux, il sait qu’une bourrasque soudaine risquerait de lui lacérer les entrailles, de le réduire en éclats de bois morts entre les pieds d’un millier d’hommes. il se laisse engloutir, le neftet. les serpents glissent en flux et maculent les petites veines de ces terres infernales. leurs crochets claquent en une ritournelle insoutenable, appuyée des regards en canons luisant certes désarmés mais néanmoins menaçant. son myocarde étouffe sous la vive étreinte de l’angoisse qui, en poigne d’acier, lui broie les viscères. les remparts se dessinent à l’horizon avec à leurs portes quelques étincelles desquelles naquit un jeune brasier fougueux. Elles sont peu, c’est déjà trop. il s’arrête pour reprendre son souffle tant l’oxygène vient à lui manquer. il se sait dépeint par les chroniques comme un monstre aux crocs saillant et à la faim insatiable. les autres, comme les moutons qu’ils sont, se délectent des gros titres racoleurs et s’imprègnent de la haine du monde pour ajouter un brin d’effervescence à leurs existences moindres. l’encre coule encore en un torrent qui s’assèche lentement avec le temps. il se laisse dévorer par la gueule d’un enfer qui lui a été attribué par mégarde. les lippes des quelques brebis influençables se tordent en grimaces de dégoût. anil ne courbe par l’échine sous le vent qui lui glisse dans les feuilles. mais il ne prend pas garde au tonnerre qui gronde et à la foudre qui lui fend soudainement le bois. les chiens galeux fondent sur lui et l’accablent de mots accusateurs. des questions et accusations qui, comme la houle impétueuse, le fait tanguer dangereusement. il recule de quelques pas à peine, les poils se dressent sous son costume impeccable. son regard se perd sur les visages des clébards qui aboient leur mécontentement.

il n’est pas si robuste finalement.
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MessageSujet: Re: et si les hommes se tirent dessus ; alice   Lun 15 Oct - 15:58


Dans un soupir, Alice a soigneusement remis sa tenue à sa place. C'est comme si, depuis quelques semaines, elle n'avait plus goût à tout ça. Les procès, l'acharnement... Où est-ce que ça l'a menée ? Dans son esprit, elle a perdu un des procès les plus importants de sa carrière. Son client n'a pas échappé à la prison, et quand il en est sorti, ça n'a même pas été grâce à elle. Ça, elle le vit mal. Elle ne s'était jamais battue autant. Ça lui semblait juste, de sortir cet homme de ses problèmes, mais elle n'a pas été suffisante. Autant, à chaque fois qu'elle pense à lui, cela lui rappelle un échec cuisant, qu'elle s'est en même temps attachée à cet homme. Plus que de raison. Ça la dépasse, ça lui fait peur. Elle ne sait pas bien comment gérer ça. Elle l'attend. Il doit venir à son bureau pour des questions de paperasse. Elle est tendue, Alice. Elle enchaîne les tasses de thé et les cigarettes pour se détendre un minimum. Elle est là, sur le balcon qui donne sur la rue. Elle regarde la ville qui s'agite, se demande sans cesse ce qu'elle n'a pas fait correctement. C'est une obsession, cette affaire, dont elle ne sait pas comment sortir. Puis, elle voit un attroupement, au pied de l'immeuble. Des mécontents. Tous contre une seule personne. Ça la révolte... D'autant plus qu'elle se doute très bien de qui il s'agit. Rageusement, elle écrase sa cigarette, traverse les couloirs du cabinet pour descendre le rejoindre. Le sortir de là, à défaut de l'avoir sorti elle-même de prison. Ses talons claquent sur les marches. De taille, elle n'est pas si impressionnante. Mais son allure, ce qu'elle dégage... Le tout leur donne l'impression qu'elle a une absolue confiance en elle alors que ce n'est pas le cas. Elle se fraye un chemin, n'hésitant pas à les pousser au passage pour atteindre la victime de ces sauvages. « Avez-vous la moindre idée de ce que ça veut dire... Être innocenté ? » lance-t-elle, assez fort pour que les hyènes l'entendent, et s'interrompent un instant... Avant de reprendre de plus belle. Elle les éloigne, comme elle le peut, pousse Anil vers l'immeuble. La sécurité les empêchera d'aller plus loin s'ils n'y sont pas invités. Elle l'incite à avancer, ce qu'ils font pour aller se réfugier à l'intérieur. Qu'il ait un peu de répit... Elle prend le chemin de l'ascenseur, sans un mot pour le moment. « Comment vous sentez-vous ? » demande-t-elle doucement, posant un regard inquiet sur lui après avoir appelé la machine.


Dernière édition par Alice O'Toole le Mar 16 Oct - 6:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: et si les hommes se tirent dessus ; alice   Lun 15 Oct - 18:58


@Alice O'Toole

les mâchoires.
elles claquent furieusement.
des centaine de crocs qui scintillent en lueurs criardes.

anil il avance plus, paralysé des feux furieux qui crépitent sous ses yeux. il scrute les traits qui se tirent en colère, les lippes qui se pinces et les langues qui se délient. les échos l'accablent et assiègent son esprit engourdit des mots qui se heurtent en poignards meurtriers. il suit plus la cadence, son palpitant, il s'emballe et déchire sa poitrine en battements sourds qui résonnent jusque dans son estomac atrophié par la peur et l'angoisse des foules qui s'élèvent. mais elle lui apparaît là, au milieu du néant, délicieuse nova qui perce les ténèbres de son halo exquis. sa douce silhouette se dessine entre les carcasses qui s'agglutinent et se percutent les unes aux autres. les corps sont flous quand son regard se pose sur les traits finement sculptés de cet astre loin de sa nébuleuse. il est en suspend le monde. les gueules béantes n'hurlent plus. il n'y a qu'elle, il n'y a qu'eux. les esquilles de fureur s'estompent doucement. il se rappelle maintenant, sa peau satinée d'un millier de petites étoiles caressées des lueurs de la belle ambrée, sa crinière en cascade, son regard si profond que l'éternité lui-même s'impose et sa voix en ariette, inlassable mélodie dont il se délecte à la moindre parole lancée au vent. il frissonne quand ses mains l'effleurent en contact salvateur pour fuir les hordes déchaînées des hommes aliénés. les remparts robustes étouffent l'indignation générale qui gronde alors qu'une fois encore, les notes mielleuse bâillonnent sauvagement l'injustice qui court les artères environnantes. il ne va pas bien anil. il ne respire plus. ne vit plus. « Disons qu'à ma sortie, je ne m'imaginais pas devoir raser les murs et affronter la haine de parfaits inconnus. » ses yeux dérivent sur l'espace terriblement vide entre ses deux chaussures. « Merci d'être venue vous frotter à la foule pour me sortir de là. » il s'échappe, le rire amer, il transperce ses lippes légèrement pincées « j'peux pas vraiment leur en vouloir, ils savent pas discerner le vrai du faux avec les médias, c'est pas tellement de leur faute. » il s'engouffre dans l'habitacle mouvant, l'estomac encore noué des atrocités humaines.
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MessageSujet: Re: et si les hommes se tirent dessus ; alice   Mar 16 Oct - 6:20


Il n'avait suffi que de quelques secondes pour qu'Alice se rende compte de ce qui se passait en bas. Cet attroupement, autour d'une seule personne. Autour d'un innocent qui ne devrait plus avoir à prouver qu'il l'est. Il l'est. Elle n'en a jamais douté. Elle a pris cela tellement à cœur, et encore aujourd'hui. Encore plus même, quand elle fend la foule. Quand elle se greffe au milieu des enragés pour l'en extraire. Elle prend la parole. Elle n'a pas peur de le faire, pas quand il s'agit de le défendre. Même si elle a échoué... Elle ne peut pas le laisser se faire marcher dessus sur la place publique. Il ne mérite rien de ce qui a pu lui arriver. Elle parvient finalement à le sortir de là, à l'emmener vers l'immeuble qui leur apportera une certaine sécurité. Ils y sont mieux. Elle aussi, en profite pour souffler un peu. Elle a vu des déferlements de violence, au cours de ses études, de sa carrière, mais jamais rien de tel. Surtout pas contre un homme comme lui. À l'abri, elle lui demande finalement comment il se sent. Mal, probablement. Ce serait étrange qu'il en soit autrement, même s'il est sorti de prison... On continue de s'acharner sur lui. « Je sais... » souffle-t-elle, quand il lui fait part de choses qu'il ne pensait pas vivre. Et elle, elle espérait qu'il n'en serait pas ainsi pour lui. Pourtant, avec tout ce qui se passe, on a beau avoir prouvé qu'il a été victime d'une manipulation, que c'est toujours lui qu'on voit comme le monstre. Elle, elle a su lire dans ses yeux qu'il n'était pas comme le camp adverse le décrivait. Puis, il la remercie d'être venue. Un tout petit sourire se dessine sur les lèvres de la jeune femme. « C'est normal. » répond-elle doucement. Tous deux dans la cage métallique, il reprend, disant qu'il ne peut pas leur en vouloir. Les médias y sont pour beaucoup, certes, mais chacun est libre de croiser les sources et de se faire son propre avis, plutôt que de se laisser prémâcher le travail. En tout cas, elle le trouve assez fort, pour ne pas en vouloir à ces gens-là qui ne font que remuer le couteau dans la plaie, l'empêcher d'avancer. « Peut-être bien, mais vous êtes innocent. Après... Je ne vais pas vous mentir, ça va prendre du temps pour que ça se calme. » lui dit-elle. Elle aimerait bien que les choses se règlent en un claquement de doigts, mais c'est impossible dans ce genre d'affaires. Ils arrivent rapidement à l'étage, dans ces bureaux qu'il connaît bien à force. Elle le guide jusqu'au sien, le laisse entrer avant de fermer derrière eux. « Et votre travail, est-ce que ça se passe bien ? » demande-t-elle. Ils doivent le cacher sûrement, histoire de ne pas avoir de problèmes.
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MessageSujet: Re: et si les hommes se tirent dessus ; alice   Mar 16 Oct - 10:09


@Alice O'Toole

ses mots en divines caresses.

elle panse les plaies de ses éclats exquis. les murs qui se dressent en gardiens inanimées asphyxient les querelles extérieures du monde aliéné. ils se laissent porter, les hommes, par les jets d’encres opportunistes qui tapissent les esprits et les enferment dans des cages dorées. il y a les oiseaux aux ailes brisées d’avoir tenté d’échapper aux bourreaux, il y a les oiseaux aux becs bâillonné pour que leurs chants révolutionnaires ne résonnent plus dans les villes endormies. il y a les charognards, les moineaux qu’on écrase contre les vitres quand ils s’agitent, les vautours de mauvaise augure qui vous happent et vous traîne dans la boue jusqu’à ce que les corps soient trop déchirés pour lutter. les portes se referment sur leurs carcasses éreintées par les années en lacérations profondes. ses yeux ne s’échouent plus sur les traits finement sculptés de sa voisine. il craint, anil, de s’y attarder trop longtemps, de se laisser engloutir par la profondeur de ses prunelles, de s’y perdre éternellement, de s’y noyer sûrement. ses esquilles en échos douloureux lui enfoncent le myocarde de leur poids insupportable. le temps lui manque terriblement. « si ça se calme un jour, si j’tiens jusque là. » qu’il glisse dans un murmure imperceptible. les gueules métalliques s’ouvrent sous leurs nez, il frissonne. il les connait si bien, ces grands espaces qui s’ouvrent en plaines interminables et pourtant si refermées. il pourrait, s’il le voulait, retracer sur des pages vierges, à coups de crayon, le moindre défauts des parois qui s’élèvent, du sol qui s’étalent en mètres carré éternels tant il a égorgé les heures à s’arracher la chair des paumes. il file sa compagne d’un temps jusqu’à son perchoir attitré. ses lippes s’étirent en un vague rictus indescriptible. il va bien, aux petites heures tardives, quand les paires d’yeux curieuses et voraces se ferment sur la belle argentée, quand les corps se laissent envelopper dans les draps soyeux des foyers endormis, quand l’univers s’éteint le temps d’une nuit. « ça va. » ça va simplement. c’est pas bien, c’est pas mauvais, c’est un entre deux constant. « et vous ? » il déglutit difficilement. bien évidemment que c’est la déchéance, bien évidemment qu’un procès perdu c’est un poignard enfoncé dans les affaires « j’veux dire, vous continuez d’avoir des clients ? c’est pas non plus de votre faute, vous avez pas à être pénalisée. » il sourit. ses joues se creusent, désolé. « montrez-moi ce que je dois signer et où, je vais pas vous retenir plus longtemps. » mais il aimerait tellement rester là, coupé de l’univers et de ces démons qui s’acharnent aux portes de son éden.
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MessageSujet: Re: et si les hommes se tirent dessus ; alice   Mar 16 Oct - 11:02


A l'intérieur du bâtiment, Alice et Anil sont comme dans une cage de verre. Inaccessibles pour ceux qui leur crachent au visage, des mots coupants comme des lames de rasoir. Ils y sont mieux. Elle tente de le rassurer, comme elle le peut. Peut-être que ça prendra plus de temps qu'elle le pense, pour que cela se tasse. Peut-être que pour ça aussi, elle se trompe... Elle échoue. C'est douloureux pour la jeune femme, mais elle s'accroche au petit espoir que la vie de son petit protégé sera meilleure plus tard. Enfin, les portes se referment. L'ascension ne dure que quelques secondes, et elle reste silencieuse un petit moment. Jusqu'à temps qu'ils soient seuls dans son bureau. Elle lui fait signe qu'il peut s'asseoir, fait le tour de son bureau en verre qui semble presque flotter dans les airs. Elle s'installe à sa place, attend sa réponse. Il dit que ça va, dans un travail. Une supérette, elle se souvient bien. Il ne fait pas plus de fantaisies. Ça ne doit pas lui plaire, et en même temps, elle le comprend. Il devait vouloir tellement plus que ça. Et il mérite mieux que de s'occuper de ces choses-là aux yeux d'Alice. Il ne se plaint pas, et elle l'admire. Il pourrait tellement le faire, avec tout ce qu'il a traversé. Mais rien de ça. Elle sait qu'il sera fort, qu'il a déjà vécu le pire. Elle se contente de lui adresser un petit sourire, à sa réponse, puis baisse les yeux sur les papiers qui le concernent. Pas pour longtemps. Elle les relève à l'instant où, à sa grande surprise, il lui retourne la question. « Ça va... » murmure-t-elle, avec très peu de conviction pour une fois. Elle n'est peut-être pas aussi forte que lui, en réalité. Elle en a l'air, mais elle se brise facilement, Alice. Elle a même tellement de choses du passé sur le cœur... Son père, avant tout le reste. Cet échec aussi, qui lui reste en travers de la gorge. Bienveillant, il lui demande si elle a toujours des clients, lui disant que ce n'est pas de sa faute. Pourtant, elle se sent coupable. Plus que jamais. Elle ne dort plus, elle est toujours sur les nerfs. Pauvre petite fille riche qui pour une fois, n'a pas ce qu'elle désire. Il lui sourit un peu, et Alice se perd, quelques secondes... Puis réagit, « J'en ai moins mais... J'ai raté, je vous ai déçu. J'ai pas fait ce qui fallait. » répond-elle, si bas qu'il peine peut-être à la comprendre. Quoi que, son bureau est à l'abri des bruits parasites. Puis il reprend, disant qu'il va signer et la laisser. « Vous pouvez rester un peu. » dit-elle. C'est presque une demande. Et elle le regarde, un peu. Elle ne comprend pas comment on peut vouloir blesser un homme de cette manière. Ruiner sa vie avec des accusations qui ne lui ressemblent en rien. « Vous aimez le thé ? » demande-t-elle, se forçant à sortir de ses pensées.
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MessageSujet: Re: et si les hommes se tirent dessus ; alice   Mar 23 Oct - 11:18


@Alice O'Toole


Le silence se heurte aux murs en vagues exquises et profondes qui étouffent les râles incendiaires. c’est doux le néant qui élève les âmes éclatées des querelles incessantes qui accablent l’univers. C’est léger le rien, le vide, l’absence totale du monde et de ses vautours. elles grouillent les âmes qui habitent cette bâtisse en palais régit par la justice et ses chiens de garde. il le connait si bien que ses doigts pourraient aisément esquisser les nombreuses arêtes sur une toile invisible. il n’y est pas parfaitement à l’aise. il n’en est pas totalement écoeuré. un entre deux constant sur une corde si fragile et chancelante qu’il lui est possible qu’un côté ne l’accueille définitivement. mais il s’y accroche avec l’ultime conviction qu’elle saura faire pencher la balance en sa faveur. elle. son patronyme lui résonne en délicieuse ariette et lui arrache bien souvent un frisson délicat qui lui effleure la chair en divine caresse. il ne veut pas que l’éternité s’immisce entre les mots qui s’enlacent et se répondent, parce qu’il pourrait s’y complaire, s’y perdre indéfiniment avec l’envie d’arrêter le temps juste un instant, à ce moment précis alors que sa voix fluette s’échoue jusqu’à lui. il voudrait les jours sans fins. mais elle lui semble bien moins rayonnante, à présent, épuisée des hommes et des femmes qui se déchirent les flancs avec une fringale sempiternelle et demandent réparation l’instant d’après. il ne lui répond pas, cette fois-ci. la culpabilité lui grève le myocarde avec fureur. elle ne peut s’en vouloir pour les actes d’êtres simplement corrompus, un poil naïfs, peut-être idiots. il se contente de sourire bêtement quand son invitation lui panse temporairement le palpitant écorché. il hoche la tête tandis que son cœur s’emballe, bien heureux. « Si ma présence ne vous dérange pas, ça serait avec plaisir de vous tenir compagnie. » qu’il souffle délicatement « Oui, j’adore le thé, vous ne pouvez pas me faire plus plaisir qu’avec cette proposition. » il s’enfonce dans son siège, un peu confus, un peu heureux, un peu des deux. peut-être est-elle simplement peinée des guerres qui font rage à l’extérieur, peut-être est-elle soulagée d’apercevoir sa silhouette intacte, un millier de possibilités qui le renvoient à sa terrible situation. « Vous savez, vous n’avez pas à vous en vouloir, vous n’avez pas prononcé la sentence, vous n’avez pas influencé les jurés, vous n’avez fait que votre travail, vous l’avez très bien fait même, je n’aurais pu rêvé d’une meilleure avocate. » les mots lancés en simple pansement, il espère, pas trop bruyamment, que ses propos apaiseront les douleurs lancinantes d’un échec foudroyant.
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MessageSujet: Re: et si les hommes se tirent dessus ; alice   Mar 23 Oct - 13:17

Ces derniers mois, Alice n'a cessé de se remettre en question. Elle pensait être faite pour ça... Elle pensait avoir réussi. Elle en était persuadée, et c'était l'image qu'elle donnait. Jusqu'à temps qu'elle échoue, pour son cas à lui. Il était innocent. Il l'a clamé, et elle, elle a essayé de lui rendre justice. Elle n'en a pas été capable, pourtant. Elle s'en veut terriblement, se montre très dure envers elle-même. Lui ne semble par contre pas lui en vouloir. Il pourrait ne même pas lui décrocher un sourire, quand il est en la présence de celle qui n'a pas su le défendre comme il le fallait. Il a beau tenter de la rassurer, rien n'y fait. Ça lui pèse sur la conscience, à Alice. Quoi qu'il en soit, il ne la dérange pas. Et s'il tolère sa présence, alors... Elle s'autorise à lui proposer de rester un peu, pour prendre un thé ensemble. Il accepte alors, et elle sourit un peu. Lui aussi adore le thé, et ça lui fait plaisir de l'entendre. Elle hoche la tête, met de l'eau à bouillir tout en sortant différents sachets pour le laisser choisir. Elle le regarde, alors qu'il reprend. Selon lui, elle n'a pas à s'en vouloir. Elle a fait tout ce qu'elle a pu, tout ce qui était en son pouvoir, et elle regrette de ne pas en avoir eu assez dans cette affaire. Elle aurait pu aplatir ses adversaires comme dans des affaires précédentes. « Vous exagérez, je pense... Mais c'est gentil de votre part. » souffle-t-elle. Elle ne comprend pas bien pourquoi il veut l'aider à se sentir mieux, pourquoi il se montre aussi gentil avec elle. Elle n'a pas l'habitude de la bienveillance des autres à son égard. Et elle ne s'y attendait pas venant d'un homme dont elle a ruiné la vie, selon elle. Elle le quitte du regard un instant, pour sortir deux tasses. Puis elle le sert, reprend sa place face à lui. Pendant quelques instants, elle ne dit rien, ne sachant pas comment formuler la question qui lui brûle les lèvres. « Est-ce que... » souffle-t-elle dans un premier temps. Et elle agite la tête. C'est étrange, de demander ça. Elle ne veut pas qu'il se braque, ou qu'il trouve ça stupide. Elle sait pourtant, au fond d'elle, que c'est un homme bon. Et ça personne n'a su le voir. Il n'y a eu qu'elle pour le comprendre, dans la tempête. « Vous avez été bien traité là-bas ? » demande-t-elle finalement. Là-bas, en prison. Derrière des barreaux qu'il ne méritait pas. Elle a peur d'apprendre qu'on l'a blessé, qu'il a vraiment souffert, même si c'est évident qu'il a souffert. Ça va de paire avec le lieu... Avec l'injustice de sa situation, encore aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: et si les hommes se tirent dessus ; alice   Mer 24 Oct - 11:27


@Alice O'Toole


la poussière extérieure se remue en furieuse tornade qui semble se disloquer, percée du stoïcisme des foules feutrées au creux de leur palais. les notes graciles escamotent les bourrasques qui se crèvent aux portes des remparts. il se délecte des esquilles en suite exquise qui lui aparaissent comme un eden salvateur au milieu des heurts sauvages. les mots en tragédies lient les myocardes désolés. les excuses filent sans raison apparente, elles s'entremêlent aux formalités glissées timidement du bout des lippes. il plane dans l'air des fragrances âcres de remords inavoués. mais il sourit, anil, d'un rictus si sincère que l'on pourrait le croire heureux. elle est gracieuse la silhouette chétive qui ondule délicatement d'un bout à l'autre de la pièce. elle flotte, la belle, ses cheveux en cascade lui chatouillent la nuque tandis qu'il se perd à admirer ses astres en éclats si profonds et chatoyants qu'ils semblent illuminer l'entièreté de son visage. il s'arrache à ses rêveries quand les douces effluves du précieux nectar lui chatouillent le museau. « je vous remercie » qu'il souffle doucement avant d'empoigner la tasse ardente. les voix ne retentissent plus, un instant seulement, une éternité à son goût. et enfin, elle le brise, hésitante, d'une interrogation si féroce qu'elle lui semble chimère. « je... » il se perd, son regard, loin, bien au-delà des murs avant qu'il ne reprenne timidement. « j'aimerais vous dire que oui » il s'enfonce un peu plus dans son siège, la honte aux joues. « disons qu'on est bien plus des animaux que des humains » et les bêtes s'arrachent les flancs pour une médiocre parcelle. bien souvent sa chair accueillait des bouts de ciel en tâches de douleur. il lui semblait pouvoir attraper les étoiles à bout de bras quand les poings écrasaient ses os, c'était presque beau. « c'est la loi du plus fort, malheureusement j'étais bien loin d'être à la hauteur des autres prisonniers » mais il subsiste encore, anil, arraché aux gueules de l'enfer avant que ses crocs n'aient eu le temps de le mettre en lambeaux.
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MessageSujet: Re: et si les hommes se tirent dessus ; alice   Mar 30 Oct - 11:35

La culpabilité qui lui tiraille le ventre, elle a du mal à le voir Alice, sans penser à tout ce qu'elle n'a pas bien fait. Et pourtant, elle a l'impression qu'elle avait fait les choses bien, qu'elle pouvait lui épargner tout ce qu'il a finalement traversé. Mais non, elle a échoué et le vit si mal que rien ne peut la consoler, pas même ses mots gentils. Elle ne les mérite pas... Elle a gâché sa vie, n'a pas joué le rôle qu'il attendait d'elle. Pourtant, il ne la dérange pas du tout, et elle a vraiment envie qu'il reste. Malgré tout, elle a le sentiment d'être une de ses seules alliées, après tout cela. Parce qu'elle sait qu'il est innocent, depuis le début. Elle lui propose même de partager un thé, le laissant choisir le sachet qu'il désire. Puis elle le sert, et lui sourit un peu quand il la remercie. Elle retrouve sa place, face à lui, laissant son sachet de thé s’immerger dans sa tasse. Elle a cette question qui lui brûle les lèvres... Mais qui peut aussi remuer le couteau dans la plaie, pour Anil. Elle se lance pourtant, parce qu'elle s'intéresse à ce qu'il a vécu. Il semble pris de court, et elle se tait. Elle le laisse prendre son temps pour lui répondre. Il s'enfonce dans son siège, elle le voit bien, et regrette immédiatement que cette question ait franchi ses lèvres. C'est trop tard, pourtant. Il lui avoue que les hommes se transforment en animaux, derrière les barreaux. Elle le savait. Des bagarres pour un regard, ou pour un morceau de pain au réfectoire. Elle pince ses lèvres, évite son regard un instant. Ses yeux remontent vers lui quand elle l'entend dire qu'il n'était pas à la hauteur des autres. Alors il se laissait faire ? La colère monte en elle, mais elle se contient. Elle ne veut pas imaginer qu'il ait pu subir les coups sans rien faire, sans essayer de se protéger un peu. « Je suis désolée que vous ayez traversé tout ça... » murmure-t-elle, sincère. Il doit en faire de terribles cauchemars, la nuit. Elle n'imagine même pas comment est sa vie aujourd'hui... Sera-t-il heureux un jour ? Certes, cette histoire ne sera jamais vraiment oubliée, cela prendra du temps, mais peut-être qu'il trouvera le bonheur, d'une manière ou d'une autre. « Et votre travail ? Est-ce que vous avez un peu de soutien aussi, de quelques proches ? » demande-t-elle.
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